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Management situationnel hersey et blanchard : piloter efficacement votre force de vente et vos rendez-vous commerciaux

Management situationnel hersey et blanchard : piloter efficacement votre force de vente et vos rendez-vous commerciaux

Management situationnel hersey et blanchard : piloter efficacement votre force de vente et vos rendez-vous commerciaux

Pourquoi reparler de management situationnel en 2026 ?

Le concept de management situationnel de Hersey et Blanchard ne date pas d’hier. Pourtant, dans un environnement commercial ultra-digitalisé, avec CRM, séquences d’e-mails, scoring de leads et rendez-vous en visio à la chaîne, il n’a jamais été aussi utile.

La plupart des directions commerciales pilotent encore leur force de vente avec une approche « one size fits all » : même discours, même reporting, mêmes objectifs, pour des commerciaux qui n’ont ni le même niveau, ni les mêmes besoins. Résultat : un pipeline bancal, des rendez-vous mal qualifiés, des cycles de vente qui s’allongent… et une direction marketing qui s’épuise à générer toujours plus de leads pour compenser.

Le management situationnel, appliqué intelligemment à la force de vente et à la gestion des rendez-vous commerciaux, permet au contraire de :

Voyons comment adapter le modèle de Hersey et Blanchard à votre organisation commerciale, vos outils et vos rendez-vous.

Rappel express : le modèle de Hersey et Blanchard appliqué à la vente

Le management situationnel repose sur une idée simple : on adapte son style de management au niveau de maturité de la personne managée. En vente, cette maturité se mesure principalement sur deux axes :

En croisant ces deux dimensions, on obtient quatre grands profils de commerciaux :

Face à chaque profil, Hersey et Blanchard recommandent un style de management spécifique :

Sur le papier, c’est limpide. Là où ça devient vraiment intéressant, c’est lorsqu’on applique ce cadre à deux zones critiques de la performance commerciale : la gestion de la force de vente et le pilotage des rendez-vous commerciaux.

Diagnostiquer le niveau de maturité de vos commerciaux

Avant de piloter, il faut mesurer. Le problème : beaucoup de managers commerciaux s’appuient encore sur une vision « à la louche » de leurs équipes. « Lui, il est bon », « elle, elle manque de confiance », « eux, ils ne prospectent pas assez ». C’est insuffisant pour un management situationnel utile.

Pour chaque commercial, vous pouvez établir une grille simple autour de trois blocs de compétences :

Pour chaque bloc, évaluez :

Vous pouvez vous appuyer sur :

Objectif : identifier clairement, pour chaque commercial, à quel style de management il répondra le mieux pour chaque bloc de compétence. Oui, un commercial peut être autonome sur la conduite de RDV (S4) et avoir besoin d’un management directif sur la prospection (S1).

Adapter votre style de management à chaque profil de commercial

Le cœur du management situationnel, c’est l’ajustement du manager. Voici comment traduire les styles S1 à S4 dans le contexte d’une force de vente moderne.

S1 – Management directif : le commercial débutant ou en difficulté forte

Profil : compétences faibles, motivation plutôt forte (ou en tout cas encore récupérable). Typiquement, un nouveau vendeur, un junior, ou un commercial déplacé sur une nouvelle offre.

Votre rôle :

À éviter : le « débrouille-toi, tu verras par toi-même ». Pour ce profil, laisser trop d’autonomie, c’est l’envoi direct vers la démotivation ou le désengagement.

S2 – Management persuasif : le commercial compétent mais qui doute

Profil : il commence à savoir faire, mais n’a pas encore les résultats qu’il espérait. La motivation se fragilise.

Votre rôle :

À faire : montrer des exemples concrets de réussite dans l’équipe, des études de cas internes. Le commercial doit voir que la méthode fonctionne, pas seulement qu’on lui demande de l’appliquer.

S3 – Management participatif : le bon commercial irrégulier

Profil : il sait faire, mais ses résultats font le yo-yo. Très bon trimestre, puis très moyen. Calendrier de RDV parfois plein, parfois vide.

Votre rôle :

À faire : transformer ce commercial en ressource pour l’équipe (partage de bonnes pratiques, co-animation de formations internes). Le but est de renforcer son engagement et sa stabilité de performance.

S4 – Management délégatif : le top performer autonome

Profil : il maîtrise son métier, dépasse régulièrement ses objectifs, structure bien ses rendez-vous et son pipe. Il a besoin de liberté, pas de micro-management.

Votre rôle :

À éviter : surcharger ce profil de tâches annexes qui le détournent de la vente. Sa valeur principale reste de signer des affaires, pas de remplir des tableaux Excel inutiles.

Appliquer le management situationnel à la prise et à la gestion des rendez-vous

Le rendez-vous commercial est l’unité de base du chiffre d’affaires. Un lead qui ne se transforme pas en RDV qualifié reste une ligne dans un CRM. Un RDV mal géré, c’est une opportunité perdue, parfois pour plusieurs années.

Le management situationnel doit donc s’appliquer à deux niveaux :

Pour chaque commercial, posez-vous deux questions simples :

Vous pouvez alors ajuster votre management.

Commercial S1 sur la prise de RDV

Commercial S2 sur la conduite de RDV

Commercial S3 sur la qualité des RDV

Commercial S4 sur l’optimisation du pipeline de RDV

Articuler management situationnel, CRM et automatisation des rendez-vous

Le management situationnel ne vit pas en dehors des outils. Au contraire, il devient beaucoup plus puissant lorsqu’il est connecté à votre CRM et à vos systèmes de prise de RDV.

Quelques leviers concrets :

Le but n’est pas de complexifier le pilotage, mais d’utiliser les données pour nourrir votre management situationnel. Les chiffres ne sont pas là pour « surveiller », mais pour personnaliser l’accompagnement.

Cas pratique : transformer une équipe hétérogène en machine à RDV qualifiés

Imaginons une équipe de 6 commerciaux :

Sans management situationnel, vous fixez les mêmes objectifs mensuels, les mêmes indicateurs, vous faites la même réunion commerciale hebdomadaire pour tout le monde, et vous espérez que la moyenne de l’équipe tienne la route.

Avec une approche Hersey-Blanchard réellement appliquée :

En parallèle, vous ajustez votre système de prise de rendez-vous :

En trois à six mois, vous pouvez :

Passer à l’action : 5 chantiers pour votre direction commerciale

Le management situationnel n’a d’impact que s’il quitte les slides de formation pour entrer dans vos rituels opérationnels. Pour l’ancrer dans votre pilotage quotidien, vous pouvez lancer ces 5 chantiers :

Le principe de Hersey et Blanchard reste d’une actualité brûlante : on ne manage pas un junior comme un top performer, on n’exige pas le même niveau d’autonomie sur la prise de rendez-vous d’un débutant que d’un commercial senior. En revanche, tous doivent être pilotés avec le même sérieux, la même exigence… et des méthodes adaptées.

En combinant management situationnel, pilotage des RDV commerciaux et exploitation intelligente de vos données, vous passez d’une logique de volume à une logique de précision. Ce n’est plus « plus de leads, plus de RDV », mais « les bons commerciaux, avec le bon style de management, sur les bons rendez-vous ».

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